8 janv : MUTATIONS RENTRÉE 2018 (Attention date limite le 19 janvier)

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ATTENTION !

La date limite de dépôt de votre demande le 19 janvier 2018 

La DDEC de Lille a envoyé l’ensemble des documents dans les établissements avant les vacances de Noël. Rapprochez-vous de votre chef d’établissement.

LE PLUS POUR NOS ADHERENTS CFDT :

 Confiez-nous votre fiche de suivi, nos différents référents CAE (Commission Académique de l’Emploi) et nos élus CCMA (Commission Consultative Mixte Académique) vous accompagneront dans le suivi de votre dossier.

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Pour toute question, n’hésitez-pas à nous contacter au 03 20 85 25 25 ou par mail à cette adresse : sepnord-cfdt@wanadoo.fr

 

 

 

24 déc : calendrier de l’avent de nos précaires

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J’ai péniblement atteint le grade de MA2 l’an dernier !

Je suis actuellement en poste à temps plein pour la troisième année consécutive en lycée professionnel. Mon salaire mensuel se monte à 1390 nets. J’ai enseigné deux autres années en LP et une année scolaire en collège. J’ajoute à mon actif une expérience de quinze ans en tant que formatrice de la formation professionnelle, une branche cousine de l’Éducation Nationale où je me suis vue confier des responsabilités et notamment celle de faire passer des diplômes d’État. Il n’y a jamais eu de droit de regard ou de contrôle sur ma pratique pédagogique, juste la confiance en mes compétences et les résultats à l’examen pour attester de la qualité de mon travail. Je jouissais également de la même considération et du même statut que mes collègues.
J’ai péniblement atteint le grade de MA2 l’an dernier, représentant environ 100 euros de plus sur mon salaire mensuel. Il m’a fallu pour cela solliciter le rectorat à de nombreuses reprises pour obtenir mes états de services au sein de cette académie et les transmettre à l’académie dont je dépends aujourd’hui. Il m’a semblé aberrant que les académies ne communiquent pas entre elles afin d’avoir un suivi de carrière, ce souci étant celui de l’usager. L’augmentation de salaire que mon changement de grade impliquait m’avait été annoncée comme rétroactive. Elle ne l’a finale- ment pas été pour des motifs que j’ai cherchés à obtenir en vain.
Un fait insolite m’a frappée durant l’année scolaire dernière, une collègue ayant obtenu son concours s’est vu refuser l’autorisation de faire passer les CCF de langues, tandis que j’en avais le droit. Pourquoi ?
Je déplore la disparition des lois Sapin qui permettaient de passer titulaire à l’ancienneté et sous condition d’inspection favorable.
On exige de nous que nous passions les concours de niveau A tout en assurant un service à temps et pour ce qui me concerne, des heures de formation afin d’arrondir un peu les fins de mois avec une somme de travail égale aux collègues titulaires et peut être un peu plus de pression. Si je veux pouvoir me distinguer et prétendre avoir un poste à l’avenir, il me faut obtenir des notes administratives irréprochables et ne pas faire des vagues. De tels concours sont, nous le savons, difficiles à réussir. En effet, malgré le besoin en enseignants, les conditions de recrutement restent anormalement drastiques.
Je ne parlerai que brièvement des conditions dans lesquelles j’ai appris mes affectations ; fort heureusement la CFDT m’a officieusement informée que la commission s’était prononcée en ma faveur durant le mois de juillet. Ce qui m’a permis d’anticiper un peu la rentrée. Nous savons pourtant l’importance qu’ont les premier cours qui sont déterminants pour la suite de l’année. Il m’a parfois fallu attendre la veille de la rentrée scolaire pour savoir quel serait mon établissement d’affectation.
Sans les revenus de mon compagnon, mes enfants et moi serions bien dans la peine s’il nous fallait vivre avec mon seul salaire et plongés dans une grande précarité. En partant travailler le matin, j’évite rigoureusement de penser à l’aspect lucratif de mon emploi et me fie à ma seule conscience professionnelle.

23 déc : calendrier de l’avent de nos précaires

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Voilà six ans que je suis suppléante et que dire de ce statut ? “ La dernière roue du carrosse ” ?

On sait nous contacter quand il y a un besoin mais en échange, il n’y a aucune reconnaissance, aucun retour, aucune prise en compte de nos propres besoins. Ainsi, pourquoi n’a-t-on pas le droit, la possibilité, de faire des vœux ? Pourquoi n’y a-t-il pas de commission de l’emploi pour nous ?
Notre « statut » n’est pas pris en compte. Une année, j’avais quatre écoles différentes et six ou sept niveaux. Je ne décrirai pas ici les heures passées dans les préparations. Pour quel remerciement ? Suppléer et partir dans l’indifférence la plus totale ? N’être qu’un « bouche trou » ? Est-il normal de nous considérer ainsi ? Nous travaillons comme les titulaires, voire même parfois plus alors pourquoi ce sentiment de n’être qu’un « kleenex » ?
Suppléant, c’est du stress au quotidien mais aussi pendant la période estivale car nous ne savons jamais vraiment ce que sera notre avenir. Nous sommes prévenus au dernier moment. Au début, on me disait, “ tu es nouvelle sur le circuit des suppléantes donc on place d’abord les anciennes ”. mais maintenant que je fais partie des anciennes, je vois bien que cette “ règle ” n’est pas respectée.

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22 déc : calendrier de l’avent de nos précaires

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Sans accompagnement

J’ai fait ma huitième rentrée en tant que maître délégué en septembre. J’ai travaillé vingt ans dans diverses entreprises avant de me réorienter en lycée professionnel !
Depuis ma première rentrée, on m’a confié des responsabilités sans même me donner les outils nécessaires et minimums. J’ai dû les trouver par moi-même.
Trois mois après avoir intégré l’enseignement, j’ai été inspectée. Jusque-là rien d’étonnant. Sauf que l’inspectrice m’a reproché alors de ne pas avoir de fiche de séquence ou de séance. Quand j’ai fait valoir le fait que je n’avais jamais entendu parler de ces éléments, elle m’a dit que j’aurais pu demander à mes collègues ! Comment poser des questions sur des documents dont on ne soupçonne même pas l’existence. J’avais été embauchée le jour de la pré-rentrée et j’avais découvert des matières aussi originales que PPCP en lisant mon emploi du temps. J’ai dû chercher par moi- même les référentiels. Attention, je ne suis pas en train d’incriminer mes collègues, elles avaient leurs préoccupations et c’est à peine si on nous avait présentés.
J’ai été professeur principal dès le départ, là encore sans formation, sachant qu’en lycée profes- sionnel, le « prof » principal gère de nombreux documents administratifs liés aux PFMP.
Au cours des années, j’ai participé à de nombreux projets, j’ai toujours été « prof » principal et je fais passer les CCF où je vais en correction.

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